Blog

Parlons pourcentages!

Lorsqu’il est question de chiffres, notre phrase préférée, à Stéphanie et moi, est « Nous sommes profs de français, pas de maths! » Alors pour tout ce qui touche aux finances de la compagnie, je tiens à vous dire que nous en avons baver (#prévisionsfinancières101). Toutefois, il y a un aspect que je surveille avec attention depuis plusieurs années : les pourcentages (sur le prix de vente d’un livre) attribués aux différents acteurs du monde de l’édition.

Pour les besoins de la cause, prenons en exemple le livre X qui coûterait 20$.

L’auteur

Dans un voxpop réalisé lors du Salon du Livre de Montréal, en 2013 (si ma mémoire est bonne), Bryan Perro avait mentionné qu’en tant qu’auteur il avait reçu une redevance de 10%, parfois moins, sur un livre papier. En tant qu’éditeur, il sait à quel point le pourcentage est significatif pour ses auteurs. Il dit donc leur donner du 11%, mais que c’est difficile de le faire suite à tous les coûts engendrés par la production, la distribution et la vente des livres.

Sachant que 10% est la moyenne pour les redevances au Québec, l’auteur du livre X gagnerait 2$ par exemplaire. Il reste 18$.

Le distributeur

Le distributeur est la compagnie qui s’occupe de placer les livres dans les différents points de vente et d’en assurer le réapprovisionnement selon les ventes effectuées. Le distributeur gère aussi un entrepôt avec les titres de ses clients (les maisons d’édition). Au Québec, les principaux distributeurs sont Hachette, ADP, Socadis, Prologue, Dimédia et Transcontinental.

En général, le distributeur se prend une part de 20% du prix de vente du livre, ce qui équivaut à 4$ par exemplaire du livre X. Il reste 14$.

Le libraire

L’étape la plus cruciale est la vente des livres. Pour que tous les investissements et les dépenses soient remboursés, il faut bien que les clients l’achètent, ce livre! C’est le libraire qui prend ce risque en attribuant une place sur ses tablettes au livre X. Il n’achète donc pas les romans, il les prend en consignation, c’est-à-dire qu’il peut/doit les retourner à l’entrepôt après un certain temps, si les exemplaires sont invendus.

Toutefois, lorsqu’un livre se vend, le libraire prend en général 40% du prix de vente, ce qui équivaut à 8$ du livre X. Il reste donc 6$.

La maison d’édition

Le maigre 6$ qui subsiste par exemplaire va à la maison d’édition. Elle s’en sert pour payer le graphisme de la page couverture, la mise en page du texte, ainsi que les salaires des gens qui s’occupent de la révision linguistique ainsi que de l’édition. Et surtout l’imprimeur, grosse dépense à ne pas oublier! Sans compter que pratiquement toutes les ME ont pignon sur rue, donc ont des dépenses qui y sont reliées. Oui, après un certain nombre d’exemplaires vendus, les dépenses de base sont couvertes, mais combien cela prend-t-il de temps avant de faire du profit?

Étiez-vous au courant de l’envers du décor? Y a-t-il quelque chose qui vous choque? Faites-nous en part dans les commentaires, nous sommes curieuses! 🙂

Ecrire un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises et attributs HTML suivants : %s

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
Luzerne Rousse
%d blogueueurs aiment cette page :